l'atelier d'écriture

Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /2007 14:34

 

Avant je détestais le lundi.
Retour déchirant à la pension"prison", à ses hauts murs de pierre qui nous cachaient la vie. Avant, j'avais les larmes qui coulaient, les yeux perdus sur l'écran- paysage, le coeur noué sur tes mots du dimanche, tes mots tendresse, fous de projets, fous de promesses.
Avant je m'endormais le soir avec ton rire dans mon cou et ton foulard déposé sur ma joue.
Avant je détestais le vide de ce jour, les premiers cours qui éloignaient le rêve, l'angoisse qui rôdait et le froid des silences .
 J'ai haï ces lundis au parfum de souffrance, quand il fallait quitter le dimanche bien chaud, se séparer, encore, et vivre nos quinze ans, chacun de son côté.

 

Les lundis sont plus calmes aujourd'hui mais il plane des ombres, un mal-être parfois, où ressurgit le mal d'adolescence, la déchirure, les souvenirs de cet horrible train engloutissant la jeunesse et l'amour.

                                 novembre 2007  ( en lien avec Papier libre )

Par balaline - Publié dans : l'atelier d'écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander
Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /2007 18:29

Mon arbre

Je sais que tu m'attends !

C'est notre rendez-vous, notre lieu mystérieux,

Le temple de mes pleurs,

De mes peurs....

Tu m'as tant écouté,

Mes doutes, mes secrets,

Mes silences,

Mes émois tremblotants,

Les certitudes de mes seize ans...

Je sais que tu vivras

Par delà mes tempêtes,

Mes amours disparus,

Mes jours à l'aube pâle,

Et cela me rassure

Ta force, ta puissance,

Mes bras t'enveloppant,

Ton odeur enivrante,

Tes cheveux ondoyants

Qui vibrent sous le vent....

Je sais que tu connais

Des milliers de mystères

Les pas des promeneurs,

Les marques sur ton corps,

L'orage qui ruisselle,

La foudre qui te blesse

Et le chant des oiseaux...

Je sais que tu es là,

Mon arbre

Qui caresse mon dos

De ta peau granuleuse.

Je peux parler, chanter,

T'enlacer, me bercer,

M'endormir à tes pieds

A ton ombre, apaisée.

balaline  le 1/07/07 pour  "Papier libre "

Par balaline - Publié dans : l'atelier d'écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires - Recommander
Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /2007 00:01

Mes mains maçonnent, magnifient le modèle....

Mon maître malaxe ,mélange la matière, majestueusement.

Mimétisme?

Mains mêlées, mobiles et marbrées, manifestant la meilleure mobilité

Mêmes mouvements, même mémoire mélancolique, mains mendiantes

Mains mouettes, mains mouvance, mains murmures.....

Mille mouvements, mille mugissements, multitude !

Mains mystères, musardez, modelez, mimez la mer.....

Muettes mais magnifiques, moissonnant les merveilles !

Mains magiques !

Tautogramme en lien avec l'atelier de Nat : Papier libre

Par balaline - Publié dans : l'atelier d'écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires - Recommander
Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /2007 00:06

Nourris d'images inattendues

Bercés de films, de variétés

De violences exacerbées

Allaités de publicité

Les enfants ont grandi, entourés

De leur deuxième mère télé.....

Collés à l'écran vert-bleuté

Ils grignotent toute la journée

Des biscuits, des chips trop salées

Oubliant souvent le dîner!

Quand soudain la mort a frappé,

Ce soir le poste est cassé

Les hommes sont déboussolés

Orphelins d'émissions imposées

D'images, d'idées prédigérées,

Elle les laisse tout perturbés

C'est un manque dans leur journée

Plus de rêves à gagner !

En lien avec l'atelier de Nat, Papier libre ......

Par balaline - Publié dans : l'atelier d'écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Lundi 26 juin 2006 1 26 /06 /2006 00:02

Tu le sais toi, que la mort de la terre

Monte des profondeurs, déchire mes entrailles

Me rend fou de douleur!

Tu sais mon amertume, mon profond désarroi,

Entends, elle nous sonne,et nous faisons les sourds!

Elle se troue de partout, s'effrite et se noue,

Sa douleur est si forte qu'elle crache son venin,

Vomit ses torrents d'eau, ravage nos jardins!

Quand l'océan se pose, c'est le ciel qui rugit,

Féroce, il noie de son tumulte les malheureuses vies

Qui s'agrippent à sa fragile peau!

Là-bas la terre sèche, exsangue elle se meurt!

Dans ce désert lunaire, une fleur minuscule

Se dresse insolente, défie le ciel aride.

Les bêtes décharnées brament au clair de lune

Quand la fraîcheur descend et leur donne un baiser,

Mais le berger sait bien que l'illusion perdure

Et trace son sillon de poussière et de mort!

Les oiseaux sont partis vers des jours inconnus

Le monde est vide de leurs chants, de leurs cris,

Et moi je pleure devant l'immensité stérile et nue

Que je n'ai pu garder au temps de sa splendeur!

Tu le sais toi, que la mort de la terre

Nous unira bientôt en un combat ultime

Qui nous liera, c'est sûr, bien plus fort que l'amour,

Nos bras noués en choeur, nos coeurs en sentinelles!

Par balaline - Publié dans : l'atelier d'écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Derniers Commentaires

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Texte Libre

                                                      





ClicAnimaux.com - Cliquer pour Donner
                                                                                                                                                         
                                                                                                                                                                                                   
                                                                                                                                                                                 

Texte Libre



                             Merci Jeanne     

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés