Mes poèmes

Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /2006 00:01

En noir et en gris

Les mots de la nuit

Jettent  leur désespérance

Sur les murs béton.....

Les pas de la nuit

Sans toit et sans nom

Traînent leur errance

Finissent sous les ponts....

Les maux de la nuit

Hurlent en silence

Derrière les hauts murs

Qui baîllonnent ou tuent.....

Les rêves de la nuit

Projettent l'espérance

Sur les toiles blanches

Des appels de vie....

Par balaline - Publié dans : Mes poèmes
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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /2006 00:10

Coulent les mots-rivière

Brillent les mots-diamant....

Elle croque les mots

Gourmande de la vie

Les dessine sans fin

A l'endroit, à l'envers,

Les enduit de couleurs

De bonheur, de soleil....

Savoure leur musique

Le tempo de son coeur

Chante sa poésie !

Par balaline - Publié dans : Mes poèmes
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Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /2006 00:01

Chantez ! la nuit sera brève.

Il était une fois un vieil homme tout noir;

Il avait un manteau fait de rêve,

Un chapeau fait de brume du soir.

Chantez ! la nuit sera brève.

Chantez ! la nuit sera douce.

Le vieil homme tout noir en silence est venu;

On eût dit qu'il marchait sur la mousse

A pas lents et furtifs et pied nu.

Chantez ! la nuit sera douce.

Chantez ! la nuit sera belle.

Le vieil homme sourit à l'enfant qui s'endort;

Vient fermer sa paupière rebelle,

Sable fin du sommeil, sable d'or !

Chantez ! la nuit sera belle.

Chantez ! la nuit sera brève.

Le vieil homme tout noir en silence a passé;

Et voilà sur les ailes du rêve

Que l'enfant dans l'azur est bercé !

Chantez ! la nuit sera brève.

Jean Richepin

Par balaline - Publié dans : Mes poèmes
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Mercredi 25 octobre 2006 3 25 /10 /2006 00:01

Saisir, saisir le soir, la pomme et la statue,

Saisir l'ombre et le mur et le bout de la rue.

Saisir le pied, le cou de la femme couchée

Et puis ouvrir les mains. Combien d'oiseaux lachés

Combien d'oiseaux perdus qui deviennent la rue

L'arbre, le mur , le soir , la pomme et la statue !

Jules Supervielle

Par balaline - Publié dans : Mes poèmes
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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 /10 /2006 00:02

Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout

Contre les portes de la nuit

Et les passants qui passent les désignent du doigt

Mais les enfants qui s'aiment

Ne sont là pour personne

Et c'est seulement leur ombre

Qui tremble dans la nuit

Excitant la rage des passants

Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie

Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne

Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit

Bien plus haut que le jour

Dans l'éblouissante clarté de leur premier amour.

Jacques Prévert

Par balaline - Publié dans : Mes poèmes
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