Mardi 13 octobre 2009
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Dans les tiroirs de nos armoires
Sont cachetés
Les mots de l'âme
Entre les piles de vieux draps.
Lettres jaunies
Encre délavée, gestes ébauchés
La vie s'écrit.
Les mots sont bleus
Bleus de l'enfance
Vagues des errances
Sur chemins creux.
Les mots sont noirs
Noir de nos peurs
Ombres du rêve
Dans le couloir.
Les mots sont rouges
Rouge désir, rouge blessure
Eveil des corps
Au bord d'espoir.
Les mots sont blancs
Blanc de l'oubli
Blanc de l'absence
Pouvoir du manque.
La vie s'écrie !
Balaline
" Votre armoire aux secrets " pour Papier Libre
Par balaline
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Samedi 5 septembre 2009
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22:41
Un espace d'attente
Une chape de silence
Deux bons vieux bras moussus
L'espoir au bout peut-être?
Du banc...
Un havre de rencontres
Asile de mots doux
De tendres " ronronnances "
De projets fous
De vie....
Un corridor d'oubli
Aux pas de solitude
Un long appel des yeux
Du coeur
Au bout
Un homme et une femme
Des destins amoureux
Des certitudes
Des déchirures
Au bout....du banc
Balaline
Pour Papier libre
Par balaline
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Jeudi 16 avril 2009
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19:26
" La vie ne vaut rien
Chagrine
Sournoise
Aigrie
Elle avance en catimini
Volant nos jours les plus bleus
Suçant le restant de nos heures
Tapie
Au bord du chemin
De solitudes
En désespérance
Noyée de chagrins
Elle avance...
La vie s'endort un beau jour
Et c'est regrets
Et c'est délivrance
Mais reste un parfum d'insolence
Quelques mots égrenés
Au tombeau
Qui pétillent
Au crépuscule
Car vous le savez bien
Rien ne vaut la vie "
Balaline
Pour Enriqueta,link
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Jeudi 12 février 2009
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18:37
Ce paquet enrubanné de rose
Mes lettres de vie
Garde-les
Je les connais par coeur
Elles s'épanchent derrière ton sourire
Le ciel est si bleu
L'amour est naissance
La vie à petits pas frémit doucement
Chaque mot
Chaque geste est un enchantement
Une certitude
Peut-être un nuage plus sombre
Une infime déchirure
Un léger froid sur l'épaule
Des mots perdus au matin
Les gestes hésitants
Presque apeurés sous ton regard
Le ciel chavire un peu
Les yeux s'attristent
Elles témoignent d'un si beau voyage
De la rencontre
Des jours qui étincellent
Des murs protecteurs
De l'archange qui veille
De l'orage qui n'éclatera pas
Alors pourquoi?
Pourquoi?
Balaline
Ecrit pour l'atelier d'écriture " Papier libre "
Par balaline
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Dimanche 8 février 2009
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17:37
Il y a eu d'abord un grand vide.Une béance de silence installé sur la lande.Comme une
respiration retenue,avec un immense blanc au bout.
C'est ça qui nous a inquiétés,ce manquement à la vie ordinaire,ce tic-tac familier qui fait chanter les arbres et bruire les oiseaux.
C'est comme un désespoir qui courait sur la terre.
Plus qu'un désespoir,une nuit d'ombres,sale et encreuse,déjà partie en guerre.
Et puis,un premier pas,lourd,puissant...dans le lointain.
La mer pleure en cadence,enfle,s'époumone,expulse ses douleurs.Dans tout ce noir de nuit,j'entends son coeur qui bat.Un tambour qui martèle le silence,une pulsation qui s'amplifie jusqu'à
l'extrême!
C'est alors que le dragon a surgi des profondeurs,chaotique d'abord,espaçant ses crachats d'écume et de rage.Il avait mal,il criait,tempêtait,cognait,hurlait son désespoir.
Les chevaux galopaient sur les toits dans un bruit de fracas,la forêt entière gémissait,les craquements des pins se sont mêlés en une ultime agonie dans la violence de ces vents.La litanie
funèbre a continué.
Ne pas bouger.Ecouter battre son coeur,plus vite,plus fort.
Et son coeur à elle,en train d'exploser,de hurler ses meurtrissures,son déracinement,sa mort inéluctable.
La nuit sanglote sur la terre.Ils vont mourir bientôt.
Ils le savaient tantôt quand ils se sont tus,dans cet espace-temps aménagé en un recueillement des instants.
Le dragon a puni les hommes volages.Il vient de suspendre leurs respirations.Il a montré sa rébellion,sa puissance incommensurable.
Nous,petits d'hommes,pleurerons demain sur nos excès,nos faiblesses,notre désamour de la Terre.
Texte écrit pour "Les
parchemins de Bigornette "
De tout coeur je vous remercie pour tous vos messages de soutien qui m'ont apporté l'espoir du renouveau, même si la peine demeure devant nos forêts massacrées.
Comme les oiseaux du voyage,je reste dans l'attente des jours meilleurs !
balaline
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