Je traverse les bois du silence
Entre les murs géants vêtus de vert
Ils égouttent leurs branches de nuit
Se raniment au plaisir de la vie.....
Jouvence, alchimie se mélangent
Pour façonner ces orgueilleux
Qui résistent au temps, à la douleur
De perdre leurs habits automnals.
Pas une ride d'air, pas un souffle
Pour agiter ces fûts de chêne
A la chevelure d'argent....
J'enlace leurs corps rudoyés,
Martelés par les tempêtes,
Je leur livre tous mes secrets....
Ils écoutent, fidèles, attentifs!
Ils apaisent brûlures et souffrances,
Protecteurs dans leur habit rugueux,
Sentinelles immobiles du mystère......