Paysage Nicolas de Staël
J'ai gravi ce désert
Cent fois
Pour te voler à ta nuit.
J'ai prié à chaque pas
Murmuré, crié, piétiné
Pour briser ton silence.
Derrière ta porte de peine
Où s'engouffre tout ce noir
Tu te balances
Mains nouées, visage d'ange
Si tourmenté.
J'ai gravi ce désert
Cent fois
Dans une attente
Bouillonnante
Une espérante et muette prière
Attente d'un signe pour demain
Effaçant dans la tourmente
Ce regard de pierre
Ton regard d'enfant.
balaline