Je hais le rouge qui s'étale en flaques de sang
Dans l'arène où mugit le taureau
Dans les rues mutilées où s'entassent les corps
Je hais le rouge qui nous nargue à l'étal du boucher
Tandis qu'ils arrivent impuissants
Face à cette sentence de mort
Je hais le rouge qui crie le danger
La folie, le brasier et la vie qui s'en va
Dans le brouhaha des journées
Je hais le rouge coquelicot qui entache les blés
De ses fards éclatants
Rappelant que la vie c'est le sang
balaline décembre 2007