Il s'est endormi un soir d'automne.
Sa vie roucoule doucement sous sa peau de lézard brun.
Pas un souffle, pas un bruit, au coeur de ce géant paisible.
Je n'ai pas les bras assez grands pour l'embrasser, le câliner, le protéger.
Juste lui dire quelques secrets,
Le fil du temps, les aubes pâles,l'eau ruisselante,
Nos mots à nous, bien maladroits,si dérisoires,
Les cris du monde à l'autre bout,
La vie qui bat, pleure et résiste
Tout comme toi.