Vendredi 20 novembre 2009
" Je me souviens de cette nuit. De cette première nuit où j'ai cessé de penser à toi.
Parce qu'il y avait lui.
Cette première nuit où j'ai rêvé de lui. Où je me suis perdue, dans un rêve, avec un autre.
Tu m'avais dit, Oublie-moi. Tu m'avais fait jurer ça, d'aimer à nouveau. Ma bouche, à l'intérieur de la tienne, Il va falloir
oublier, tu as dit cela, oublier ou m'oublier je ne sais plus, sans détacher tes lèvres des miennes, tu as déversé ça en moi, Il va falloir que tu vives sans moi, jure-le-moi....
J'ai juré.
Les doigts en croix. Dans ton dos. Tu étais encore debout. Tellement grand. J'ai posé ma main sur ton épaule.
Comment je peux aimer après toi ? "
Extrait de " Les déferlantes "_ Claudie Gallay
Par balaline
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Mercredi 18 novembre 2009
Un pas, deux pas
Dans la presque nuit
Chercher
A tâtons
Les voix tues
Les errantes
Les incomprises
Les insoumises
Les appelantes
Les suppliantes
Les consolantes
Les égayantes
Toutes
Les voix perdues
Par balaline
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Lentement
Sur les sillons de nos errances
S'égarent nos doigts...
Dans un profond vertige
Les cristaux de nos vies
Par le malheur figés
Encerclent à l'étouffer
Le tronc des souvenirs
Et l'aube pâle
Dans son voile poudré
Recueille
Patiemment
Les dérives de nos sentiments
Balaline
Par balaline
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"Mots de tête n° 11 de Brunô"
"Croqueurs de mots " link
"Objet personnifié"
Je t'ai pris à bras le corps
Tendrement
J'ai caressé ta peau d'ambre
Longuement
M'enveloppant de ton essence
De ton odeur forestière
Ma main s'égare sur tes rondeurs
Imagine l'ébauche
Soupèse chaque geste
Où nous irons tous deux
Je te rêve madone
Au regard de velours
Peut-être seras-tu
Visage fatigué
Vieille femme ridée
Aux charmes un peu usés
Ne crains rien
Le ciseau dans ma main
Ne tremble pas
Sur ton tronc écorcé
Je viens de t'effleurer
Te sculpte plus profond
Puis galbe tes volumes
Pour révéler ton hêtre
La beauté que tu livres
Ce corps que tu délivres
En reine de Saba
Balaline
Par balaline
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Vendredi 13 novembre 2009
Les yeux sont fermés sur le noir
Il ronge leurs pupilles
Tout le mal est dedans
Il a suinté du bout d'enfance
Peut-être bien avant
Où il pleuvait des coups
Tout est barricadé
Tout est silence
Taisance
Des fragments à mâcher
A ruminer sans faim
Indigestes
Sans issues de secours
Scellés sur l'indicible
A gros noeuds bien serrés
Les yeux sont fermés sur le noir
Leur dur de vivre
A mots amers
A poings brandis
Aux quatre coins du jour
A cris
A coups
A haine
Balaline
novembre 2009
Par balaline
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