Je t'en prie, ralentis ton pas....
Vois comme le ciel reste immobile
Il semble s'empêcher d'aimer.
Ce souffle léger sur nos épaules
La brume en écharpe de laine
Tout ce roux qui poudre l'allée.
Ton sourire a le bleu du silence
Il se noie dans les ors du chemin
L'automne a ravi l'insouciance
Tendrement nous allons vers demain
Je t'en prie, ralentis ton pas ....
Balaline
Pour Enriqueta , link
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Le ciel était encré de noir
Du noir à enterrer le jour
Elle s'était endormie sur ses mots
Ceux qu'elle n'avait pas prononcés
Des mots tendres peut-être
Des mots de la nuit
A la frêle silhouette
Des mots de sa vie
Déjà tragique et cabossée
Elle s'était réveillée sur le silence
Les mots cousus
A points serrés
Un immense blanc sur la bouche
Juste l'appel des yeux
Qui ne parlent pas tout
Les mots enfermés dans leur cage
Que la porte n'a pas libérés
Les mots cousus
Palpitant sous la peau
En vagues de sourires
En ondes de tendresse
Tus cousus perdus
Tout bouillonnant de vie
A Nina,
Balaline
Par balaline
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Hum ! dormir dormir
Dans ce cocon de soie
A l'abri de tes bras
L'hiver s'éloignera
Avec lui le fracas
Des jours sans espérance.....
Se poser, se reposer.
Goûter la douceur, être douceur.
Attendre sans se tendre.
Apprendre le temps.
Traverser les saisons.
Traverser les déraisons.
Renaître enfin, porté au monde
par le doux chant d'un oiseau.
Et dans la liberté offrir
son coeur et ses mots.
Lily: link
Par balaline
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Mer
Berceau de vie
Mère tendre
Au souffle léger
Mer tumultueuse
Au gré des nuages
Mère aimante
Duveteuse
Mer d'écume
A lécher nos pieds
Mère enveloppante
Aux bras de soleil
Mer onduleuse
Berçant la vague
Mère tyrannique
Geôlière
Mer tempêtueuse
A gifler la terre
Mer mère
Mère mer
Ainsi va la vie
Ainsi va l'amour
Balaline
Par balaline
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Désert nu désert blanc
Yeux grand ouverts
A humer ton absence
Pas un écho pas une voix
Je l'ai perdue
Dans le fracas
D'un soir de mer
Emportant tout ton Toi
Désert nu désert blanc
Ce vide en moi
Béant vertige
Où je m'égare
Dans le sillage de tes pas
Indifférents
A mon seul monde
Amour
Désert nu désert blanc
Brûle l'instant
De la souffrance
Cette non-vie
Agrippée à mon corps
Dévoreuse
Des couleurs de lumière
Des longues suites de mes nuits
Désert nu désert blanc
Ton regard est perdu
Fustigeant le silence
De cette indifférence
Qui vient broyer l'amour
Détachant de mes jours
Les ombres des sourires
Les mots le sel la vie
Balaline
Pour l' atelier d'écriture Papier libre
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